Présentation

Présentation
Les gens pensent souvent qu'accomplir une œuvre, que ce soit écrire une symphonie, peindre une toile de maître, ou seulement dessiner le soleil couchant, cela nécessite une signature, un nom.
Une trace de son passage.
Un symbole pour dire que ce que l'on écoute, regarde ou ressent, que ce torrent d'émotions, "c'est moi".
Un message: j'existe.


Ils ont tort.


Que nous ayons fait pleurer par notre voix, fait rire par notre pinceau, ou inspiré la compassion par notre plume, nous restons ce que nous sommes: comme les autres.
Rien.
Aucune particularité, aucune différence.
Mon nom? Azumauve, inspiré par le coucher de soleil colorant les cieux.
Azur mauve.
Idiot non? Comme un regard peut donner l'inspiration, l'inspiration colorer l'âme, et l'âme créer un nom.
Azur mauve, dites-vous? Aucune importance.

Si nous accomplissons, si nous créons, ça n'est pas pour être reconnus, pas pour passer le temps ou même pour gagner notre pain.
Nous achetons une âme, nous devenons animaux, nous sommes enfin ce que nous voulons, donc ce que nous sommes.
Peu importe la mort, inutile est la survie.
Disparaître après l'accomplissement d'une œuvre, c'est "vivre".
C'est "exister".
Nul besoin de signature.

Voici mon œuvre.

# Postato giovedì 09 ottobre 2008 12:05

Modificato giovedì 09 ottobre 2008 14:12

Ecriture

Ecriture
Au début, on s'ennuie. On a les mêmes parents, on vit dans la même ville et on y voit toujours les mêmes amis.
Puis, un jour, on lit une phrase. une simple petite phrase, écrite sur un bout de papier qui volait au-dessus des pavés.
On lit.
Et on relit.
Encore.
Et encore.
Et on pleure.
On pleure parce que la réalité s'impose à nous, qu'en lisant ce mot c'est nous que l'on lit. Parce que l'on voit qu'en vérité nous ne connaissions pas le sens du mot "sentiment".
Parce que nous ne sommes rien.
Puis on sort un crayon et on écrit au dos du papier un réponse. Un "je sais" qui veux tout et ne rien dire. On espère que le mot s'envolera loin, et que quelqu'un le ira à nouveau. Que lui aussi écrira, et que lui aussi le fera s'envoler.

Que ce simple morceau de papier, pourtant si bouleversant, deviendra le messager d'un légende jusqu'au bout du monde.

On s'est senti vide en marchant, on s'est senti triste en lisant, et définitivement libéré en répondant. On s'est enfin évadé. On peut enfin devenir quelqu'un.
C'est un don.
Un don de pouvoir, avec les mots, faire trembler le corps et s'écrouler les idées. De bouger un esprit par la force de son idéal.
Un don d'enfin être capable de devenir qui l'on veut. De la panthère noire à la rose blanche, du pirate au royaliste, du regard bleu à la lune grisâtre.

On ne veut plus écrire sur un morceau de papier. On veut prendre une feuille et griffonner une ébauche, un balbutiement d'histoire. dire que nous vivons, et savoir que l'on peut enfin nous entendre. On veut peinturlurer d'encre des cahiers entiers, les inonder de mots et de lignes sales et non-soignées. on se fiche de qui lira ou ce que l'on va écrire. On veut juste alimenter cette machine nouvelle qui bat en nous.
L'Âme.

Voici mon œuvre.


Me voici, moi.

# Postato giovedì 09 ottobre 2008 12:41

Modificato giovedì 09 ottobre 2008 14:10

Petit texte pour rompre avec l'ennui des cours...

Petit texte pour rompre avec l'ennui des cours...
Autrefois, nous n'avions pas le droit de lire les livres. le Dieux estimaient qu'ils étaient trop dangereux pour cette conscience étriquée qu'il nous avaient fournis. Ils voyaient notre esprit comme un territoire, dont les pensées étaient des habitants traditionalistes, et le libre arbitre un envahisseur meurtrier.
Les Dieux avaient déjà réussi à modérer nos pensées en nous donnant des noms simples et qui nous manipulaient. Des noms comme Loyauté ou Couardise. Comme Amour et Haine. Comme Seigneur et Serf. Grâce à cela, ils pouvaient déterminer notre caractère et ainsi rendaient notre champ d'action trop restreint pour leur faire du mal.
L'apparition des livres avait changé la donne, et lire une phrase suffisait à détruire nos noms et à créer une pensée libre et sans frontières. Nous étions capables après avoir parcouru un paragraphe de de réfléchir aux mots que nous assimilions. Nous pouvions, à la fin d'un chapitre, nous demander pourquoi et comment.
Et à la fin du livre, nous détruisions les Dieux.

# Postato venerdì 10 ottobre 2008 12:35

Rock Angel

Rock Angel
Quand les cordes vibrent...
J'entends leur sons, je sens leurs vibrations. Je vis de ce déchaînement électrique. Je reste avide de ce bref moment, en extase, dans le rythme...
Jouissif,
Carrément orgasmique,
Quand les cordes vibrent enfin...

On les dominent, on les manipulent, de nos sons artificiels. On les rend heureux, puis on coupe tout, on les brise, on les déçoit.
Et on rebalance le son.
Et ils applaudissent.

Prends ta guitare, balance-la sur un mur.
On s'en fout du prix. On se moque de la valeur sentimentale.
Brise ce qui crée ton âme, et deviens plus fort. Supprime tes pensées, pour danser sur scène et te déshabiller.
Pour savoir enfin comment chanter.

Laisse tomber ce son gras, artificiel.
Débarasse-toi du plaisir tribal.
Du fauve bestial.


Et deviens Rock Angel.

# Postato venerdì 10 ottobre 2008 15:53

Modificato venerdì 10 ottobre 2008 16:12

Trahison

Trahison
Je suis là.


A attendre. Comme si le train pouvait faire marche arrière, comme si le passé pouvait revenir en s'excusant du désagrément.
Comme si le Destin pouvait payer les dommages et interêts.
Je ne peux m'empêcher de penser, alors que j'aimerais que ma salope de conscience se taise. Cette conscience contradictoire, paraoxale, toujours à me laisser en plan quand il ne faut pas, toujours à changer de parti quand il faut argumenter le débat.
Je pense à cette idée que j'ai eu de parler à cette fille agenouillée au pied d'un arbre. Je pense à l'idée qui se transforme en dialogue, et le dialogue en amitié. Et l'amitié qui mûrit.
Ma conscience revient à a charge. Tu veux pas la fermer? Je sais que je suis émancipé sans elle, que je peux explorer le monde, que ce feu qui brûle dans mon corps ne peut être que bénéfique. Mais si tu est la science infuse, conscience, dis-moi: Pourquoi sans elle...

Je me sens si mal?

# Postato venerdì 10 ottobre 2008 16:10